Un vent de défiance souffle sur les apps et les paiements mobiles

Les résultats de l’enquête commandée par la MEF pourraient ralentir le déploiement du paiement mobile et des systèmes de porte-monnaie électronique selon des analystes. (crédit : D.R.)

Les résultats de l’enquête commandée par la MEF pourraient ralentir le déploiement du paiement mobile et des systèmes de porte-monnaie électronique selon des analystes. (crédit : D.R.)

Les utilisateurs font moins confiance dans leurs mobiles pour payer des achats ou télécharger des applications. C’est la conclusion d’une enquête de l’association MEF auprès de 15 000 utilisateurs dans 15 pays différents.

Une enquête menée dans 15 pays auprès de 15 000 utilisateurs mobiles fait apparaître une baisse de confiance dans les apps et les paiements mobiles. Au premier rang des griefs : la sécurité des systèmes de paiement jugée insuffisante, et des incertitudes sur la fiabilité de services ou de marchands en ligne. Les utilisateurs s’inquiètent également de devoir partager autant d’informations personnelles quand ils téléchargent une application. C’est aux États-Unis que cette perte de confiance se fait le plus sentir, passant de 26 % en 2013 à 35 % en 2014 chez les Américains interrogés, et ce quel que soit le domaine concerné.

L’enquête, réalisée au cours du troisième trimestre 2014, a été rendue publique la semaine dernière. Les questions ont été envoyées par SMS aux utilisateurs qui pouvaient y répondre depuis leurs mobiles. Selon les analystes, ces résultats pourraient limiter et éventuellement ralentir le déploiement du paiement mobile et des systèmes de porte-monnaie électronique, comme l’Apple Pay, et avoir un impact sur les téléchargements d’applications. Environ la moitié des personnes ayant répondu à l’enquête ont déclaré que, à cause de cette perte globale de confiance, ils téléchargeaient moins d’applications. Par ailleurs, 72 % acceptent mal de devoir partager leurs données de localisation ou leurs coordonnées de contact pour télécharger des applications.

69 % des utilisateurs revendiquent la propriété de toutes les données collectées à partir de leur smartphone

Le sondage a été commandé par la MEF, une association internationale basée à Londres, qui regroupe des centaines d’entreprises cherchant à monétiser leurs produits et services sur terminaux mobiles. Parmi ses membres figurent notamment Samsung, Microsoft, MasterCard. A noter que plus de 35 entreprises adhérentes sont basées en Amérique du Nord. Selon Andrew Bud, le président de la MEF, les résultats de cette enquête devraient inciter les entreprises qui proposent des paiements, des contenus et des services mobiles, à respecter « des niveaux élevés de transparence, de sécurité et de confidentialité pour chaque transaction ». En 2014, l’association a demandé aux développeurs d’intégrer une ligne de code dans leurs applications pour expliquer aux utilisateurs les règles de vie privée dans un anglais facilement compréhensible.

L’association est particulièrement inquiète de voir que 72 % des répondants se disent mécontents de partager des informations personnelles quand ils utilisent une application, en augmentation par rapport aux 65 % relevés en 2013. En 2014, aux États-Unis, 79 % des personnes interrogées critiquent le partage d’informations personnelles. Et 69 % revendiquent la propriété de toutes les données collectées à partir de leur smartphone. « Ces chiffres ont des conséquences importantes pour l’Internet des objets dont l’objectif est de connecter des milliards de dispositifs à Internet et les uns aux autres », indique le rapport. À cause de ce manque de confiance dans la sécurité, 36 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles n’utilisaient pas de portefeuille mobile sur smartphone. Seuls 15 % d’entre elles ont dit avoir déjà utilisé un portefeuille mobile ou envisagé d’en utiliser un. Les utilisateurs mobiles s’inquiètent aussi que leurs données personnelles puissent être exploitées sans leur consentement. Parmi elles, 22 % craignent le vol de leurs données financières.

Source : Le monde Informatique

Garder le contrôle de ses photos sur les réseaux sociaux

Grâce à l'application Privately, seules les personnes autorisées pourront voir vos photos sur Facebook. (Crédit photo Privately).

Grâce à l’application Privately, seules les personnes autorisées pourront voir vos photos sur Facebook. (Crédit photo Privately).

Basée à l’EPFL, Privately lance une application mobile destinée à protéger la vie privée des internautes lors du partage de photos sur Facebook ou Twitter. Une application vitrine qui doit permettre à la société de se présenter.

Dans le climat ambiant de volonté de protection des données, la société Privately lance une application permettant aux internautes qui le souhaite de gérer les photos qu’ils publient sur Facebook et Twitter. Disponible pour Android et bientôt (probablement lundi prochain) pour iOS, cette application offre aux utilisateurs la possibilité de poster du contenu sur Facebook et Twitter tout en restant maître de ces publications.

Concrètement, lorsque l’internaute prend une photo et souhaite la partager, il peut la flouter ou la publier en la «glissant dans une enveloppe», comme le précise Pascal Bauermeister, lead architect chez Privately: «Ces photos sont alors inexploitables pour Facebook, alors même que maintenant toute photo postée sur Facebook peut être utilisée pour sa communication publicitaire.» Cette photo ne sera accessible qu’aux personnes destinataires de la publication. Ils pourront y accéder en cliquant dessus et seront redirigés vers un site. Sur mobile, le post peut aussi être vu directement via l’application Privately si les destinataires sont aussi équipés de l’application.

Un oubli programmable

En outre, une durée de publication du post peut être ajoutée, selon que l’internaute souhaite le laisser accessible un jour, une semaine, un mois ou une durée déterminée. Au terme de cette période, les données s’effacent automatiquement. Une sorte de droit à l’oubli automatique. «Mais si il se rend compte qu’il n’aurait pas dû publier ce contenu, il peut aussi le supprimer à tout moment.» Une API sera prochainement disponible, pour équiper toutes applications sociales et permettre à leurs utilisateurs de basculer en mode privé.

Si cette application est disponible gratuitement, c’est parce que Privately veut présenter sa technologie. Il faut dire qu’à l’origine, Privately a développé une plateforme de stockage des données privées destinée à être vendue aux opérateurs de télécommunications pour sécuriser les données de leurs clients. La société basée au parc de l’innovation de l’EPFL est d’ores-et-déjà en contact avec des opérateurs en Suisse, en Europe et en Asie. Elle avait lancé il y a environ une année ce service en mode cloud. La société est une spin-off de Kudelski, qui en détient encore 30% des parts.

source : Le monde informatique

Sony diffusera en direct sur internet des concerts en qualité studio

Le géant japonais de l'électronique Sony a annoncé jeudi la diffusion en avril... (Photo Shizuo Kambayashi, archives AP)

Agence France-Presse Tokyo

Le géant japonais de l’électronique Sony a annoncé jeudi la diffusion en avril sur internet de concerts de musique classique avec une qualité audio de studio, une initiative qui souligne les progrès techniques et vise à promouvoir les formats sonores en haute résolution.

Cette expérimentation, menée notamment avec l’Orchestre philharmonique de Berlin et la société d’instruments numériques Korg, doit démontrer la faisabilité technique de transmettre en direct un son numérisé avec une fréquence d’échantillonnage 128 fois supérieure à celle d’un CD, soit 5,6 MHz.

Grâce à cette captation sonore encodée en «direct streaming digital» (DSD), offrant une restitution extrêmement fidèle à l’original analogique, Sony et ses partenaires veulent faire goûter au grand public un son de facto bien meilleur que celui d’un CD (et a fortiori d’un fichier ou d’un flux dégradé et compressé en MP3 ou autre standard).

Il s’agit en effet de promouvoir les formats dits «high-resolution audio» (ou high-reso) et les baladeurs, amplificateurs et autres équipements compatibles dont Sony est un spécialiste.

Dans le cas présent, moyennant l’installation d’un logiciel dédié gratuit et d’un convertisseur numérique/analogique compatible, les mélomanes audiophiles pourront écouter en direct une journée du festival de printemps de musique classique de Tokyo, le 5 avril, ainsi que la Damnation de Faust d’Hector Berlioz par l’orchestre philharmonique de Berlin, le 11 avril, sous la direction de Simon Rattle.

La qualité «high-resolution» correspond à des formats de fichiers non compressés ou dont l’éventuelle compression se fait sans dégradation du signal originel (flac, aiff ou autre).

Grâce à des connexions à internet à débit élevé, de plus en plus de services de téléchargement dans le monde proposent des fichiers de qualité «high-resolution» (dont Mora et e-onkyo music au Japon, Qobuz ou Bleep.com en Europe ou encore HDtracks et Prostudiomasters aux États-Unis).

La différence pour ces concerts est que la transmission se fera en direct.

Source : La Presse.Ca

Piratage, Google a retiré des millions de pages Web de son moteur en 2014

Piratage, Google a retiré des millions de pages Web de son moteur en 2014

En 2014, Google a reçu plus de 345 millions de demandes de retrait de pages Web de son moteur de recherche au nom du droit d’auteur. C’est 75% de plus qu’en 2012 et cela devrait encore s’accélérer en 2015.

Selon les données compilées par Torrent Freak et extraites des rapports de transparence de la firme, Google a reçu l’année passée environ 345 millions de demandes de retrait de pages Web de son moteur de recherche. Des requêtes DMCA dans la grande majorité des cas satisfaites par Google qui procède donc à leur déréférencement.

Moins de 100 millions de demandes en 2012

Et si le nombre de ces demandes est élevé, il est aussi en très forte croissance sur un an, de l’ordre de 75%. La tendance n’est pas nouvelle, même si l’inflation du nombre de demandes de retrait est plus forte ces dernières années.

 En mai 2012, Google recevait moins d’un million de requêtes DMCA par semaine de la part des ayants droit. En 2014, ce rythme a atteint puis dépassé les 6 millions par semaine. Une inflation à laquelle participe largement l’industrie musicale britannique qui au travers de la BPI représente plus de 60 millions des demandes de retrait adressées à Google en 2014, soit 17% du total.

Quant aux domaines les plus ciblés par ces accusations de violation du droit d’auteur, il s’agit, d’après TorrentFreak, de 4shared.com, rapidgator.net et uploaded.net, visés chacun par 5 millions de requêtes.

Source : ZD Net